Promenades virtuelles

Prom. n°13- Messiers

 

allée des Messiers

messier (de l’ancien français mes, moisson, du latin messis) : Sous l’Ancien Régime, officier chargé de surveiller les cultures avant l’ouverture des bans de moisson.

On retrouve cette racine dans Messidor, le dixième mois du calendrier républicain (19 juin -19 juillet).

Ce règlement de la vaine-pâture, daté du 6 mars 1792, nous indique que les messiers étaient les gardes-champêtres de l’époque :

« Vous êtes avertis que, conformément aux loi de la police et particulièrement de celle concernant les pâtures, il est défendu de laisser aller les bestiaux pâturer librement dans les champs depuis le 1er mars jusqu’à la récolte des grains pour les terres ensemencées et jusqu’au 1er octobre dans les prés et luzernes. Les propriétaires ou fermiers pourront seulement faire paître leurs bestiaux sur leur propriété en les y tenant attachés ou en les tenant par une corde. Ceux de nos habitants ou des étrangers dont les bestiaux seront trouvés errant et paissant librement dan les champs sur notre territoire contre ces règlements payeront tr le dommage, 20 sols d’amende par chaque bête pour la première fois, laquelle sera doublée en ca de récidive. Il est enjoint aux Messiers de tenir la main à l’exécution du présent.

Fait par nous, Maire et Officiers Municipaux soussignés, pour être publié au son du tambour dans toute l’étendue de la paroisse et affiché à la principale porte de l’église, à ce que personne ne prétende cause d’ignorance.

Autorisons aussi les Messiers à faire payer 10 sols d’amende aux gens de pieds qui traverseront les terres labourées et ensemencées.

A Viroflay, le 6 mars 1792. Signé Gonsault, Maire. Moussaint, Officier Municipal. Gaumont, procureur de la commune. Foulon, Greffier


mise à jour 27 octobre 2021