EN IMAGES

NOUS CONTACTER

19 février 2016

Rendez vous ICI

Sites cartophiles

19 février 2008

De nombreux sites cartophiles ont été rassemblés pour vous dans la rubrique Liens, article Sur la Toile. Ne manquez pas d’y aller pour des visites virtuelles variées.

Photos anciennes de Viroflay

24 août 2005

En rédigeant l’article Des cartes sur la Toile, j’ai découvert une série de photos de Viroflay datant de 1905. Elles représentent la Villa bon repos et un étang (donc pas sur le territoire de la commune). Une recherche sur Chaville donne trois photos d’un étang. Ces photos proviennent de la base de données Mémoire mise à disposition par le ministère de la culture.

Les bombardements de Nantes - 1943

 

texte proposé par Jean Larour, adhérent ACVFTI

Les jeudis 16 et 23 septembre 1943, la ville de Nantes a été frappée par des raids alliés qui visaient le port de Nantes. Menés à très haute altitude, les largages ont touché le centre ville et ont fait des destructions considérables et beaucoup de victimes.

Cet article me ramène à des propos de mes parents entendus pendant mon enfance - mais pas compris alors - avec des mots comme défense passive, abris, sinistrés, rue du Chapeau-Rouge... En effet, je suis né 8 ans et demi après les événements.

Les objectifs

Les Alliées visaient la destruction du port de Nantes, des navires d’assistance aux sous-marins allemands (pétroliers et supply-ships) amarrés sur le quai de la Fosse, ainsi que, à 5km au sud-ouest de Nantes et de la Loire, la base d’aviation militaire de Château-Bougon. Au lieu de voler dans le sens de la Loire, les bombardiers qui arrivaient du Nord traversèrent la ville perpendiculairement à très haute altitude, éparpillant leurs bombes sur le centre-ville.

La défense allemande et la défense passive

Dès 1938, Nantes s’était dotée d’un système de défense passive permettant aux habitants de se mettre aux abris mais, côté allemand, il n’y a pas eu de réaction de la Flak (défense anti-aérienne). Le 23 septembre, les Allemands mettent en place uniquement des écrans de fumée.

Le bombardement du 16 septembre 1943

C’est une belle journée ensoleillée. Les Nantais avaient l’habitude d’entendre les sirènes pour des avions qui allaient bombarder Saint-Nazaire. Peu après 15h 30, les sirènes sonnent l’alerte. Dix minutes plus tard, par vagues successives 160 forteresses volantes B17 de la 8ème Air Force américaine survolent l’est de la ville, la gare de triage du Grand-Blottereau, le port, les quartiers ouvriers de Chantenay et Roche-Maurice. En un quart d’heure, 1 450 bombes tombent sur 600 points dans la ville et son agglomération. Le centre-ville reçoit 130 bombes qui déclenchent de nombreux incendies, notamment rue du Calvaire, place Royale, St Nicolas, le quartier ouvrier du Marchix.

Les bombardements du 23 septembre 1943

Les objectifs n’ayant pas été atteints le 16, deux raids aériens sont lancés le 23 septembre. Six groupes de la 8ème Air Force reçoivent l’ordre de bombarder le port. A 8h 55, l’alerte est déclenchée. A 9 h 14, les premiers avions survolent la ville. A 9h 20, les premières bombes sont lâchées sur la zone portuaire. Puis le soir à 18h 55, une centaine de B17 reviennent bombarder la ville.

Le bilan humain et matériel

Le bilan humain est terrible. Au total, 1.463 civils sont tués et plus de 2500 sont blessés. Pour la journée du 16 on décompte 977 noms, pour celle du 23, on dénombre 63 victimes en matinée et 197 dans la soirée. Il convient d’ajouter 27 disparus, 113 corps non identifiés et 67 soldats allemands tués. Une chapelle ardente est installée au musée des Beaux-Arts.

Les dégâts matériels sont énormes : plus de 2.000 maisons et immeubles sont détruits, 6.000 sont inhabitables, il faut les raser. 513 hectares sont totalement ravagés. On dénombre 10.000 personnes sans abri.

Ces bombardements ont laissé une trace visible aujourd’hui dans l’architecture du centre-ville. A la suite de ces trois bombardements, un exode massif des Nantais commence vers des villes alentour et à la campagne, 70 à 100 000 sur 200 000 habitants. Après la Libération, des milliers d’habitants ont été relogés dans des baraquements en bois ou en tôle, en marge du centre-ville. Confiée en 1948 à l’architecte Michel Roux-Spitz, la reconstruction de Nantes a duré une quinzaine d’années.

Mes parents, domiciliés 6 rue du Chapeau-Rouge, étaient au travail et ont tout perdu tous leurs biens. Ma mère Bernadette travaillait aux PTT (Postes) et mon père Jean également, mais au Téléphone, comme monteur en ligne. A ce titre il vérifiait l’état des sirènes d’alerte, dont le moteur était déclenché par un appel téléphonique ; il faisait partie des forces françaises combattantes de l’Intérieur, réseau Jade-Fitzroy.

-  Sources :

Resistance 44

Wikipédia qui reprend l’essentiel du texte Résistance 44

Archives familiales

Photos vendues après les bombardements (Coll. pers.) :

Série de 8 mignonnettes sous pochette vendues après les raids (Coll. pers.) :

CPA Chapeau, prédécoupées tirées d’un carnet (Coll. pers.) :

2-Nantes après les bombardements - La place Royale vers la rue d’Orléans - CPA carnet à détacher F. Chapeau éditeur, Nantes - cliché Robert Gérard
2-Nantes après les bombardements - La place Royale vers la rue d’Orléans - CPA carnet à détacher F. Chapeau éditeur, Nantes - cliché Robert Gérard

15-Nantes après les bombardements - Le Palais de la Bourse - CPA carnet à détacher F. Chapeau éditeur, Nantes - cliché Robert Gérard
15-Nantes après les bombardements - Le Palais de la Bourse - CPA carnet à détacher F. Chapeau éditeur, Nantes - cliché Robert Gérard

16-Nantes après les bombardements - La place Lamoricière - CPA carnet à détacher F. Chapeau éditeur, Nantes - cliché Robert Gérard
16-Nantes après les bombardements - La place Lamoricière - CPA carnet à détacher F. Chapeau éditeur, Nantes - cliché Robert Gérard

19-Nantes après les bombardements - La rue de Cornulier - CPA carnet à détacher F. Chapeau éditeur, Nantes - cliché Robert Gérard
19-Nantes après les bombardements - La rue de Cornulier - CPA carnet à détacher F. Chapeau éditeur, Nantes - cliché Robert Gérard

mise à jour 13 mai 2022