VERSAILLES

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19 février 2016

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Sites cartophiles

19 février 2008

De nombreux sites cartophiles ont été rassemblés pour vous dans la rubrique Liens, article Sur la Toile. Ne manquez pas d’y aller pour des visites virtuelles variées.

Photos anciennes de Viroflay

24 août 2005

En rédigeant l’article Des cartes sur la Toile, j’ai découvert une série de photos de Viroflay datant de 1905. Elles représentent la Villa bon repos et un étang (donc pas sur le territoire de la commune). Une recherche sur Chaville donne trois photos d’un étang. Ces photos proviennent de la base de données Mémoire mise à disposition par le ministère de la culture.

Versailles : la gare des Chantiers

 

Cette gare de Versailles n’est pas un terminus. Elle voyait passer les trains de grande ligne vers le Grand Ouest (Le Mans, Nantes, Rennes, Brest). Maintenant ce sont les trains de Chartres, Dreux et Mantes la Jolie qui vont loin de Paris.

La première gare

Elle fut ouverte le 12 juillet 1849 comme nouvelle gare de la ligne de Montparnasse.

Auparavant, avait été ouverte, le 2 août 1839, la gare de Versailles-Rive-Droite dans le quartier Notre-Dame, terminus de la ligne de Paris à Versailles par la rive droite de la Seine, à partir de l’embarcadère de l’Europe - Saint Lazare.

Vue de la grande verrière avec ses deux escaliers d’accès, vitrés eux aussi.
Vue de la grande verrière avec ses deux escaliers d’accès, vitrés eux aussi.

Elle fut suivie par l’ouverture de la gare de Versailles-Rive-Gauche, dans le quartier Saint-Louis, le 10 septembre 1840 lors de l’inauguration de la ligne de Paris à Versailles par la rive gauche de la Seine, l’origine étant l’embarcadère du Maine - Montparnasse.

Un tramway aux Chantiers (coll. part.)
Un tramway aux Chantiers (coll. part.)

Au début du XXe siècle. Le changement du bec de gaz.
Au début du XXe siècle. Le changement du bec de gaz.

Pendant la Première Guerre Mondiale

Sa desserte de la Bretagne, réserve de fantassins, en fit un nœud ferroviaire stratégique.

Dessin d’une distribution de soupe aux poilus en transit par Versailles, organisé par l’Union de Femmes de France. CPA, coll. privée
Dessin d’une distribution de soupe aux poilus en transit par Versailles, organisé par l’Union de Femmes de France. CPA, coll. privée

Cantine de l’Union des femmes de france. Distribution de soupe dans un train. Reste à identifier la troupe avec les casquettes, très probablement des Anglais. Dessin de propagande.
Cantine de l’Union des femmes de france. Distribution de soupe dans un train. Reste à identifier la troupe avec les casquettes, très probablement des Anglais. Dessin de propagande.

La reconstruction

Le 24 juin 1932 ouvre le hall principal d’un bâtiment au style Art déco. Cette nouvelle gare a une façade convexe dans la tradition architecturale classique avec baies cintrées, pilastres et corniche. Une passerelle enjambe les voies ferrées jusqu’à un poste d’observation. L’ensemble est en béton armé recouvert, pour les façades du bâtiment des voyageurs, de plaques de pierre beige ou rose, polies ou adoucies. L’éclairage originel, en pavés de verre, des voûtes couvrant les différents halls a disparu au profit de verrières plus légères.

À l’inauguration des bâtiments, en 1932, la presse déborde d’enthousiasme, les journalistes écrivent : « c’est la plus moderne et la plus audacieuse de toutes les grandes gares de France par sa conception ».

Les façades, toitures, quais et édicule de l’horloge, salle des pas perdus, hall des voyageurs et galerie sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 14 avril 1998.

La Gare des Chantiers reconstruite en béton
La Gare des Chantiers reconstruite en béton "Art Déco". n° 35, Edition Edug. carte ayant circulé 26/9/1941. Dos divisé (coll. part.)

Vue générale, datée de 1941-42.
Vue générale, datée de 1941-42.

La zone marchandies, avec la mention petite vitesse. Probablememt quelques porteurs qui discutent entre deux clients..
La zone marchandies, avec la mention petite vitesse. Probablememt quelques porteurs qui discutent entre deux clients..

Peu de monde dans le hall d’entrée de la gare. Deux tankistes en uniforme attendent probablement des recrues pour les amener à Satory. Quelques employés se font discrets. Il faut remarquer la verrière. CPA sépia non circulée dans les années 30, (coll. part.)
Peu de monde dans le hall d’entrée de la gare. Deux tankistes en uniforme attendent probablement des recrues pour les amener à Satory. Quelques employés se font discrets. Il faut remarquer la verrière. CPA sépia non circulée dans les années 30, (coll. part.)

Les deux tankistes et un porteur. A l’arrière la bascule pour les colis. (détail)
Les deux tankistes et un porteur. A l’arrière la bascule pour les colis. (détail)

Les panneau mural des lignes de l’ouest, toujours présent, surmonte les guichets de vente. Des bancs étaient prévus pour l’attente ; un lecteur de journal y patiente.(détail)
Les panneau mural des lignes de l’ouest, toujours présent, surmonte les guichets de vente. Des bancs étaient prévus pour l’attente ; un lecteur de journal y patiente.(détail)

La grande horloge, le panneau des horaires et l’accès aux quais avec deux contrôleurs. (détail)
La grande horloge, le panneau des horaires et l’accès aux quais avec deux contrôleurs. (détail)

La colonne d’accueil porte une horloge sur chacune de ses faces. carte Sépia années 30 (coll. part.)
La colonne d’accueil porte une horloge sur chacune de ses faces. carte Sépia années 30 (coll. part.)

La gare vue depuis la rue des Chantiers et le café de La Jeune France. CPSM années 50, bord dentelé grand format (coll. part.)
La gare vue depuis la rue des Chantiers et le café de La Jeune France. CPSM années 50, bord dentelé grand format (coll. part.)

Le quartier fut bombardé fin juin 1944, et les pertes civiles furent très lourdes.

En octobre 2015, une nouvelle gare a ouvert, organisée autour d’une nouvelle passerelle jetée sur les voies au niveau de l’étang Gobert. Elle préfigure la gare terminus du Grand Paris Express (ligne 18) à l’horizon 2030.

Le matériel roulant aux Chantiers

Les 141 État 141-001 à 250 sont des locomotives à vapeur du type Mikado pour les chemins de fer de l’État. Ces locomotives furent construites entre 1921 et 1923 par la société Schneider pour les 141-001 à 141-190.

La 141 C 67 à quai.
La 141 C 67 à quai.

La 141 C 67 à quai à côté d’une rame inox Z5100. Les Z 5100 sont des automotrices 1500V CC en acier inoxydable construites de 1953 à 1958. Premier matériel moderne d’après-guerre, elles ont assuré des dessertes omnibus jusqu’en 1998, en particulier en banlieue sud de Paris.
La 141 C 67 à quai à côté d’une rame inox Z5100. Les Z 5100 sont des automotrices 1500V CC en acier inoxydable construites de 1953 à 1958. Premier matériel moderne d’après-guerre, elles ont assuré des dessertes omnibus jusqu’en 1998, en particulier en banlieue sud de Paris.

Rames Budd : La Budd Company , société américaine, fut fondée en 1912 par Edward G. Budd. Elle est renommée pour l’invention d’un procédé de soudage électrique des tôles d’acier inoxydable qui préserve la qualité anti-corrosion du métal. En France, la licence du procédé a été acquise par l’entreprise ferroviaire Carel et Fouché pour la construction des rames automotrices Z 3700, Z 5100 et Z 5300 (respectivement mises en service en 1938, 1953 et 1965).

Rame Budd quittant Versailles Chantiers. Les Z 3700 sont des automotrices électriques mises en service en France par le réseau de l’État à l’occasion de l’électrification de la ligne Paris - Le Mans durant les années 1930. Ses marchepieds escamotables lui conféraient une ligne aérodynamique.
Rame Budd quittant Versailles Chantiers. Les Z 3700 sont des automotrices électriques mises en service en France par le réseau de l’État à l’occasion de l’électrification de la ligne Paris - Le Mans durant les années 1930. Ses marchepieds escamotables lui conféraient une ligne aérodynamique.

(mise à jour février 2017)