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19 février 2016

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Sites cartophiles

19 février 2008

De nombreux sites cartophiles ont été rassemblés pour vous dans la rubrique Liens, article Sur la Toile. Ne manquez pas d’y aller pour des visites virtuelles variées.

Photos anciennes de Viroflay

24 août 2005

En rédigeant l’article Des cartes sur la Toile, j’ai découvert une série de photos de Viroflay datant de 1905. Elles représentent la Villa bon repos et un étang (donc pas sur le territoire de la commune). Une recherche sur Chaville donne trois photos d’un étang. Ces photos proviennent de la base de données Mémoire mise à disposition par le ministère de la culture.

La Mi-Carême de Nantes

 

Article proposé par Jean Larour

Quelque part à la fin des années 1950, mon père m’avait emmené voir le défilé carnavalesque de la Mi-Carême dans le centre de Nantes.

Musique, bruits, foule et surtout des confettis de papier multicolores formant une couche molle sur le sol, effaçant les caniveaux ; c’est le souvenir que j’en garde, même s’il est flou et probablement mêlé à celui des fêtes du muguet à Chaville.

Avant de passer aux cartes postales, faisons un peu d’histoire.

Origines

Le nom carême provient de la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie « quarantième ». La durée de quarante jours commémore à la fois les quarante jours et quarante nuits du jeûne de Moïse avant la remise des Tables de la Loi et les quarante jours de la tentation du Christ dans le désert entre son baptême et le début de sa vie publique.

Mardi-Gras et Mercredi des Cendres

Les quelques jours qui précèdent le Carême sont fêtés par des carnavals dans certaines traditions. Ils sont perçus comme la dernière occasion de faire bombance avant la période de jeûne. Le Mardi Gras, est en général le jour où le carnaval bat son plein.

Le mercredi des Cendres est un jour de pénitence qui marque le début du Carême dans le christianisme.

Le Carême

Le Carême est un temps liturgique de dévotion à Dieu associée à une alternance de jours de jeûne complet et de jours d’abstinence (jours maigres) d’une durée de quarante jours que le catholicisme a instituée au IVe siècle.

Mi-Carême

Comme son nom l’indique, la mi-Carême marque la moitié du Carême, mais rien dans le calendrier liturgique n’indique ce temps précis.

Pourtant les crêpes, les bugnes et autres traditions culinaires festives viennent agrémenter ce jour. Probablement du bon sens économique ! Le Carême est un temps de jeûne et les générations passées prenaient très au sérieux cet aspect particulier. Même les œufs étaient interdits. Mais les œufs ne se conservent guère plus de 20 jours, c’est-à-dire la moitié de 40. C’est pour ne pas perdre cette denrée précieuse qu’on l’utilisait sous toutes les formes possibles.

A mi-chemin du Carême, comme une pause dans les privations et pour ne pas laisser perdre les provisions périssables, la tradition populaire a donc placé une occasion festive. C’est aussi le pendant du Mardi-gras où l’on finissait les réserves de viande avant la période des privations.

Attestée depuis le 17ème siècle, la mi-Carême semble avoir trouvé son origine en France, voire à Paris, où se tenait ce jour-là, jusqu’au premier tiers du 20ème siècle, les fêtes des blanchisseuses.

La Mi-Carême à Nantes

Nantes patrimoine propose un lien historique. Nous y lisons :

Les premières mascarades de Carnaval prennent, à Nantes, la place de la Fête des fous au 16e siècle. Elles célèbrent la fin de l’hiver et s’y exhibent charivaris, masques et travestis. Le calendrier chrétien cautionne leur caractère de licence aux Jours gras et au milieu du jeûne du Carême. À Mardi-gras, à la Mi-Carême, les Nantais festoient en place publique : carne vale, adieu la viande. Et au terme d’un procès enjoué, le mannequin de Carnaval, dont on brûle aujourd’hui encore le char à la fin du défilé de nuit, finit sur son bûcher où grillent les viandes de la ripaille.

Au 19e siècle, quai de la Fosse, derrière des cavalcades, les masques à pied d’une foule populaire et bourgeoise s’interpellent avec insolence et ironie. À la Belle Epoque, place Graslin, au Café de France ou au Molière, l’inversion des rôles et les rencontres des populations décalquent et décalent les rapports sociaux - contagion du champ politique. Elles tournent souvent au règlement de compte lors de batailles d’oranges, vecteurs symboliques de la lutte des classes. Si la fête résonne d’accents divergents, elle ne menace, toutefois, que parodiquement l’ordre social. Elle le transgresse provisoirement. C’est la fête - et non le pouvoir - qui est dans la rue.

Ainsi, autour des années 1880, se met en scène, à Nantes, la Mi-Carême moderne qui supplante Carnaval. Elle imagine et invente son effervescence figurative : grosses têtes, fanfares, défilés où les chars font leur entrée : celui des blanchisseuses, ces « poules d’eau » comme on les surnomme alors, puis celui le premier porteur de « réclame » et en 1896 celui des reines de la Mi-Carême, lavandières de la Sèvre ou de l’Erdre, symboles de la jeunesse et de la beauté, « fleurs de lessive » comme l’écrit joliment le poète Yves Cosson. J-L Hubert rendra hommage à l’une d’elles, la superbe métisse Mireille Joséphau, dans son film La Reine Blanche. On sait aussi l’attachement de Jacques Demy à l’univers poétique et festif de la Mi-Carême dont on retrouve l’influence certaine dans nombre de ses films, ce que montre sa compagne Agnès Varda dans Jacquot de Nantes.

L’édition 1924

Elle a été très photographiée. Une série de 30 cartes numérotées est présentée ci-dessous en quasi intégralité.

-  Le parcours

La plupart des vues sont statiques et prises sur la place au pied de la colonne Louis XVI. Les chars et les groupes pouvaient s’y montrer pour que soient élus les meilleurs.

-  Les Personnages

Comme dans tous les carnavals similaires, les personnages sont déguisés et méconnaissables, derrière des "grosses têtes" en papier mâché. La Reine, ses dauphines et ses enfants d’honneur n’étaient pas masqués.

-  La Cartoliste

-  1 La Marquise de la Crébillonnière revient de la chasse

Une allusion à la rue Crébillon, rue commerçante rectiligne et historique du centre-ville, et au verbe crébillonner (traîner en faisant ses courses).


-  2 En route pour Cythère


-  3 La Pagode


-  4 Légende Bretonne
-  5 Le Moulin de la Gaieté


-  6 Bouddha et Fleurs sacrées


-  7 La revanche des Regards
-  8 La montée pénible du Franc


-  9 Le char de la Reine


-  10 Les quatre cavaliers de l’Apocalypse


-  11 Ravagé par le Piano-Mécanique
-  12 La Vie chère
-  13 Makokoff s’dessale. L’amour de la boulange

Peut-être une allusion au quartier de Malakoff.


-  14 Y a Fête au Village
-  15 PhiPhi et Compagnie. Les demoiselles Amadou


-  16 Messagers du Printemps


-  17 Retour d’Amérique


-  18 En attendant que Nantes soit "Ville-Lumière"
-  19 Le Loroux Boit-Trop à la poursuite du fantôme

Une allusion à la commune voisine du Loroux-Bottereau

-  20 Sa Grâcieuse Majesté la Reine et ses Demoiselles d’Honneur


-  21 Le char de la Reine


-  22 Voronoff et son spécimen cherchent un client


-  23 Le sens de la circulation


-  24 En route pour la foire de Ste-Pazanne


-  25 Joli Mois de Mai quand reviendras-tu ?


-  26 Le char de la Reine
-  27 Légende bretonne
-  28 Retour de Séville et Madame Pipelette la Reine du Jour
-  29 Les Jardiniers et leurs Roses


-  30 Le départ place Louis XVI

Autres années

On trouve des cartes postales relatives à d’autres années, mais plus difficilement :

-  1912
-  1921
-  1922
-  1923
-  1926
-  1928
-  1929
-  1930
-  1932


mise à jour septembre 2021